L'examen commence par un échange sur l'apparition des odeurs, auréoles, moisissures ou décollements. L'artisan contrôle ensuite les pièces humides, les murs donnant sur l'extérieur, les plinthes, les tableaux de fenêtres, le sous-sol et les passages de réseaux accessibles. Un humidimètre compare plusieurs points de la paroi. Une caméra thermique aide à repérer un pont thermique ou une zone froide favorisant la condensation, sans ouvrir systématiquement le mur. Les valeurs sont interprétées avec prudence, car un matériau dense, un doublage ou des sels peuvent perturber une lecture isolée. Le diagnostic croise donc mesures, ventilation, historique et configuration des lieux. La présence de moisissures est liée à une humidité excessive, avec des causes possibles telles que dégâts des eaux, infiltrations, remontées par le sol ou ponts thermiques, rappelle le Ministère de la Santé. À Paris (75), ce croisement est indispensable dans les appartements remaniés, où une isolation récente peut côtoyer des conduits anciens ou condamnés. Le bilan distingue enfin la cause principale des facteurs aggravants afin d'orienter un traitement curatif et préventif cohérent. Chaque conclusion reste reliée à un indice observé ou à une mesure relevée sur place.